Au-delà du débat éthique, les adversaires de l'hypnose critiquent son efficacité : les guérisons ne seraient pas durables et, faute d'analyse des résistances, un symptôme se substituerait à un autre. « Les études faites avec un suivi de dix-huit mois ne montrent rien de tel, répond Jean-Michel Petot, professeur à Nanterre. Au contraire, on constate souvent un effet boule de neige : la disparition du symptôme réagit bénéfiquement sur l'ensemble de la personnalité du patient. » […] L'hypnose ne mérite ni ce rejet massif ni cet espoir démesuré. C'est un outil thérapeutique, pas une panacée !, regrette Gilbert Tordjman. » Véronique Maurus, Extraits de l’article « Les chemins de la guérison »
LE MONDE – 3 décembre 1998
« Les taux élevés d'abstinence rapportés dans certaines études n'ont pas pu être reproduits dans des études contrôlées, ce qui suggère que ces résultats étaient liés à des biais de recrutement de patient probablement très motivés. Si l'on compare à un groupe contrôle ne recevant aucune intervention, l'hypnose augmente les taux d'abstinence. Toutefois, il est par ailleurs démontré que le seul contact avec un thérapeute permet d'augmenter également les taux d'abstinence « en soi ». La littérature ne permet pas de conclure à l'heure actuelle que l'hypnose possède une efficacité supérieure à celle d'une intervention comportementale. »
Source : AGENCE FRANÇAISE DE SECURITE SANITAIRE
DES PRODUITS DE SANTE