Ce médicament, commercialisé au départ comme anti-dépresseur, agit en inhibant la recapture de deux neurotransmetteurs (la dopamine et la noradrénaline) au niveau des synapses, dans le cerveau. Lorsque l’on arrête de fumer, la nicotine n’agit plus comme stimulant de la production de dopamine, et la sensation de manque apparaît. Le bupropion permet à la dopamine libérée naturellement dans la synapse d’y rester plus longtemps, ce qui compense le manque évoqué, et diminue le syndrome de sevrage.

Résultats
Selon une étude menée par le laboratoire fabricant, l’abstinence au bout d’un an est 1,5 à 2 fois plus élevée chez les patients traités au bupropion que chez les patients sous placebo. En outre, la prise de poids chez les
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abstinents est divisée par deux. Ces résultats ont été obtenus chez des fumeurs chroniques fumant plus de 15 cigarettes par jour, et motivés à l’arrêt.
Par ailleurs, l'efficacité du bupropion dans le sevrage tabagique à été démontré dans plusieurs essais thérapeuthiques contrôlés
(niveau de preuve = 1 ) |
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Remarque
Alors que l’on constate des rechutes
plus fréquentes chez les femmes avec
le traitement par substituts nicotiniques,
le traitement par bupropion semble
plus efficace chez elles. |
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Effets indésirables
Les plus fréquents sont insomnie, anxiété, sécheresse buccale. Rares cas de crises d’épilepsie et de convulsions.
Contre-indications
Antécédents allergiques ou de convulsions, tumeur au cerveau, sevrage alcoolique ou sevrage des benzodiazépines, anorexie ou boulimie, troubles hépatiques graves, grossesse, allaitement. |
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